Infiltrométrie

L’infiltrométrie est une des douze techniques clé pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment. L’infiltrométrie, appelée également « test à l’étanchéité à l’air », consiste à mesurer le débit d’air parasite à travers l’enveloppe d’une maison, appartement, bâtiment ou autre. C’est grâce à ce test que l’on peut connaître la quantité d’air qui entre dans l’habitat / dans un bâtiment, en dehors des systèmes de ventilation, et connaître les endroits à colmater, ceci afin de supprimer les infiltrations d’air parasites.

Une bonne étanchéité à l’air est essentielle pour que les systèmes de ventilation fonctionnent correctement, c’est-à-dire pour assurer une bonne qualité de l’air, la conservation du bâti, un bon confort acoustique et thermique, et pour éviter le gaspillage d’énergie, ce qui est, à ce jour, trop souvent négligé.

La méthode d’essai est décrite dans la norme NF EN 13829 et son guide d’application GA P50-784.

La RT2012 s’inscrit dans la continuité du label BBC (bâtiment basse consommation) avec une différence toutefois, que celle-ci devient obligatoire et exige, en conséquence, une attention plus importante de la part de tous les acteurs du BTP, dans la conception et la fabrication d’un bâtiment au niveau de la thermique.

La RT2012 fixe ainsi des objectifs obligatoires de perméabilité à l’air pour les logements neufs, que ce soient des maisons individuelles ou des logements collectifs.

A ce titre, l’article 17 du chapitre II du titre III de l’arrêté du 26 octobre 2010, « relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments », fixe des objectifs obligatoires de perméabilité à l’air, en précisant que pour les maisons individuelles ou accolées et les bâtiments collectifs d’habitation, la perméabilité à l’air de l’enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf, doit être inférieure ou égale à :

  • 0,60 m3/(h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas, en maison individuelle ou accolée.

  • 1,00 m3/(h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas, en bâtiment collectif d’habitation.

Déroulement d’un test :

Pour effectuer le test, nous utilisons un équipement de test appelé infiltromètre, que l’on place généralement sur une ouverture de porte ou de fenêtre. Cet appareil est équipé d’un ventilateur, calibré en pression et en débit, et relié à un ordinateur, ainsi que d’une toile de nylon permettant d’étanchéifier la porte d’entrée ou de la fenêtre en ne laissant passer l’air qu’au travers du ventilateur.

Ensuite, il faut procéder à la mesure de perméabilité à l’air. Pour cela, il convient de créer artificiellement – à l’aide du ventilateur – une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du local testé.

Au préalable, nous aurons pris soin d’obturer tous les orifices volontaires (telles que les bouches / trappes de ventilation) afin que le flux d’air provoqué par la différence de pression ne provienne que des fuites.

Une fois le ventilateur en marche, une surpression ou une dépression s’établit à l’intérieur du logement / du bâtiment par rapport à la pression extérieure, ce qui va permettre de mesurer le débit de fuite et de déterminer le coefficient de fuite. C’est ce qu’on appelle la méthode dite de pressurisation par ventilateur.

Si les essais ne sont pas concluants, toujours en créant une surpression ou une dépression, il est possible de faire une recherche de fuite à l’aide d’un générateur de fumée et d’une caméra thermique pour localiser précisément les fuites.